Quand s’en ira la peur — Manon Lecor [avis lecture]

Changer ma vie à 26 ans. Mieux vaut tôt que jamais.

Je suis sortie de cette lecture le sourire aux lèvres. Rassurée, soulagée, voire décomplexée par le récit d’un moment de vie de ce personnage qui me ressemble tant.

Gabrielle a 26 ans, comme moi. Elle vit à Paris, mais ce n’est pas par choix (comme moi). Elle est passionnée par la photographie (comme moi). Elle tient un blog (comme moi). Elle manque souvent de confiance en elle et rêve de plus de liberté, de laisser son malêtre pour de bon.

[…] ma tête tourne, des idées obscures et absurdes envahissent mon esprit […]. Ma vision se brouille et j’ai envie de crier et de partir loin, très loin. (p.42)

Nous suivons alors le chemin de Gabby, qui décide de ne plus se fatiguer pour faire plaisir aux autres. Ce fut un bonheur d’assister à la reconstruction d’un personnage à travers les petits bonheurs simples, et notamment le sport.

J’aime la nature, j’aime me faire du bien et muscler mon corps. Chaque matin, je prends ma petite dose d’endorphine. Toujours mieux que des antidépresseurs. (p. 37)

Gabrielle se décrit comme fébrile, déboussolée, « propulsée comme un enfant dans la vie des grands » (p71). C’est si rare d’aimer un personnage dès les premières pages et pourtant Gabrielle a su me toucher.

Petit à petit, elle fait des connaissances attachantes, tout en se concentrant sur son projet photographique. Nous découvrons la ville de New York avec elle. En nous montrant qu’elle peut réussir sans trop réfléchir et en se lançant tout simplement, Gabby motive, remotive, sur-motive.

Plusieurs semaines après avoir terminé ce premier roman, c’est un message rassurant qui me reste de cette lecture : celui de savoir que tout le monde passe par des moments difficiles. Nos idoles, ceux qui nous font rêver, ceux qui semblent si parfaits sont passés par des épreuves, des angoisses. Il est nécessaire de se prendre en main, de rebondir. Et la peur s’en ira.

Une lecture rapide et fluide, une écriture douce. En reposant le livre, le fait de m’identifier autant au personnage m’a donné envie de travailler pour réaliser plusieurs projets qui me trottent dans la tête depuis longtemps. Manon Lecor nous rappelle que nos passions ne sont pas futiles. Elles peuvent nous faire vivre, elles nous font vivre.

Le livre est dispo à la commande ici.

Ma note : ★★★★☆

2 réflexions sur « Quand s’en ira la peur — Manon Lecor [avis lecture] »

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